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Renata Rosa - Manto dos Sonhos
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Renata Rosa - Manto dos Sonhos
[AD1255C]
16,00€

La Grande voix du Nordeste Brésilien
Renata Rosa s’inscrit d’emblée sur l’échiquier fort disputé des plus belles voix des musiques du monde.

Des traditions du Nordeste aux croisées des influences tziganes, et arabo-andalouses, le voyage polyphonique d’une des grandes voix du Brésil actuel.

Renata Rosa est devenue l’une des artistes-phare d’Outro Brasil. Si Renata Rosa est née à São Paulo, l’état du Pernambouc est devenu l’une de ses principales sources d’inspiration.
Dès son adolescence, elle fréquente les villages de l’embouchure du fleuve São Francisco où elle apprend à chanter le samba de coco, un chant d’appel et de réponse et le toré, un type de polyphonie inspirée des Indiens. Plus tard, elle s’initie au maracatú rural, l’une des traditions du carnaval du Pernambouc et au cavalo-marinho où elle devient l’une des rares femmes à jouer de la rabeca, un violon rural. Renata Rosa a fait de sa voix un véritable instrument qu’elle développe au contact des traditions du monde entier. Le Nordeste et son fabuleux folklore sont un prétexte à une invention musicale moderne où le travail de la voix trouve une place de choix. La voix est bien sûr l’instrument privilégié de Renata Rosa qui se passionne pour le chant féminin en général. Son univers ne se limite pas au Nordeste brésilien et sa passion s’étend à l’ensemble des musiques du monde avec une préférence pour le chant indien et arabe. Sans attache fixe, sa seule maison est la musique telle une tente où elle convierait rencontres éphémères avec celles de toujours. Des brincadeiras nordestines (terme portugais qui désigne les traditions qui mélangent musique et théâtre et où le public est avant tout acteur. On entend par là le cavalo-marinho, le samba de coco, le maracatu rural, etc…) aux chants hongrois ou pakistanais, Renata Rosa ne cesse d’écouter et de chanter. Son monde, entre global et local, n’est jamais uniforme car tout est prétexte à création et re-création. Avec plus de 150 concerts en France et en Europe depuis l’année 2005, associés à trois ans de route dans les festivals et les clubs, Renata Rosa a eu le temps de peaufiner son spectacle, de souder son groupe et de se constituer un public fidèle. C’est tout naturellement qu’elle se consacre à son nouvel album. Son travail marqué par son influence brésilienne transcende les particularismes. L’universalité de sa voix de femme est destinée à toucher un large public.

Elles se font face, assises en carré face à face dans le patio familial, au village Kariri-Xocó. Il y a Cema, Renata, Suira, Varda, Ducirene, Noraia, mais aussi Eberu, un homme, tous assis sur des chaises de plastique blanc. L’une pousse un chant aigu, poussé à l’extrème, les autres reprennent la phrase, son chant à peine terminé. Ils chantent jusqu’à épuisement, provoquant l’émulation entre eux, deux à deux. Renata face à Eberu, serre les dents pour allonger le chant, l’étire jusqu’à ses retranchements, poussant de cette façon le duo concurrent à plus d’effort. Les cordes vocales ne sont pas ménagées par ce chant aigu. Mais c’est une illusion de novice de croire que ces femmes et ces hommes qui chantent en toutes occasions le feraient sans technique aucune.
« Il existe une logique de construction mélodique dans le contrechant », explique Renata Rosa qui fréquente depuis son adolescence le village Karirixocó, du nom des deux ethnies indiennes qui composent sa population. Le manioc passe de main en main, les chants reprennent. Du village alentour, parvient l’écho du carnaval, de l’insipide variété brésilienne qui tente d’atteindre ce coeur de voix comme les barrages électriques construits sur le fleuve São Francisco pour les besoins de l’industrie agro-alimentaire ont retiré le travail aux Indiens : sans crues, il n’est plus possible de cultiver le riz.

Plusieurs morceaux du nouveau répertoire sont issus de ce travail et en premier lieu « Maria Leonor », métaphore musicale du personnage de Maria Safira à laquelle Renata a mêlé les traces laissées par l’écoute intensive de la bande son du film Underground de Kusturica. Dans A Pedra do Reino, Maria Safira est une tsigane qui charrie avec elle toute l’influence maure dans la culture brésilienne, d’ailleurs peu connue du public occidental. Un rôle qui sied parfaitement à Renata, l’une des seules artistes à tracer délicatement des ponts entre le Nordeste et les cultures ibériques et arabes. « Le sertão est très ibérique avec la viola (héritage de la guitare espagnole), la rabeca, l’improvisation, les instruments à cordes. Cette présence maure et ibérique rejoint d’une certaine manière l’atmosphère musicale des artistes que j’aime écouter : Kayan Kalor, Dimi Mint Abba, Faiz Ali Faiz, Manzieh ». Pour le personnage de Maria Safira, Renata Rosa s’est servi du compositeur andalou Albeniz. De ce long travail de construction d’un chant autour d’un personnage, l’artiste a voulu ouvrir un dialogue avec une section de cuivres. Sa rencontre avec le producteur Antônio Pinto, dont c’est la première collaboration avec un chanteur - Antônio Pinto étant un habitué des bande-sons des plus grands succès du cinéma brésilien - a permis d’introduire un regard neuf, dont le premier résultat a été la transposition pour « Maria Leonor » du phrasé des cuivres de fanfares par le Quartet de Cordes de São Paulo. « Maria Leonor » est le fruit de toutes ces influences : belle et orgueilleuse, on la voit chanter au milieu d’une fête, on entend le bruit des verres, l’admiration des hommes, la fierté d’une posture.

La chanson qui donne son titre à l’album « Manto dos Sonhos » est elle-même issue du film, en particulier du chant qu’utilise Maria Safira pour séduire son amant. Aux polyphonies vocales ont été croisées la mélodie d’une berceuse et les paroles d’un conte du poète Uruguayen Eduardo Galiano « O sonho de Juana » (Le rêve de Juana). Autre chanson influencée par A Pedra do Reino, «Marcha de Donzel », un poème de Ariano Suassuna présent dans le roman que Renata a mis en musique pour les besoins du film. Sur la base d’un chœur grec qui prophétise les évènements tragiques qui vont bientôt embraser le Sertão, le travail avec le trio (Renata Rosa, Pépé et Lucas dos Prazeres) a accentué la transe présente dans cette mélodie par l’usage de carcabous, de pifanos (flûtes du Nordeste) et de l’ilú (tambour utilisé dans les cérémonies afro-brésiliennes).

Sandrine Teixido


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